Electronic Journal of Foreign Language Teaching
2004, Vol. 1, No. 1, pp. 89-94
© Centre for Language Studies
National University of Singapore

 

Review of “STUDIO 100, niveau 1”, “STUDIO 100, niveau 2” and “STUDIO +”
Compte rendu de “STUDIO 100, niveau 1”, “STUDIO 100, niveau 2” and “STUDIO +”
 

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    Summary in English

 

Titles: STUDIO 100, niveau 1; STUDIO 100, niveau 2; STUDIO +

Authors: Christian Lavenne, Evelyne Bérard, Yves Canier, Christine Tagliante, Gilles Breton

 

 

Studio 100 niveau 1

Studio 100 niveau 2

Studio +

Year of Publ.

2001

2002

2004

ISBN

2278049887

227805161X

2278054074

No. of Pages

160

160

160

Place of Publ.

Paris

Paris

Paris

Publisher

Didier

Didier

Didier

       

Reviewed by Sylvie Thibonnet & Christophe Galian


 

Outline

 

1  Introduction

2  Grille descriptive

    2.1  Type de matériel

    2.2  Public

    2.3  Structure générale de la méthode

    2.4  Contenu

    2.5  Méthodologie

    2.6  Relations avec les travaux du Conseil de l’Europe

3  Grille d’évaluation par rapport à l’approche communicative

    3.1  Besoins du public

    3.2  Contenus

    3.3  Objectifs

    3.4  Supports

    3.5  L’approche notionnelle-fonctionnelle et la progression en spirale

    3.6  Méthodologie

        3.6.1  Le principe des activités sur tâches

        3.6.2  Le principe des activités croisées

        3.6.3  Des activités créatrices

    3.7  Pédagogie : la place de l’enseignant

4  Conclusion

 


 

1  Introduction

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Bérard, Canier, et Lavenne avait déjà créé la méthode Tempo 1 et Tempo 2 parue entre 1996 et 1998 chez Didier/Hatier. Studio 100 niveau 1 est suivi de Studio 100 niveau 2 (2002). Il existe aussi un Studio 60 (niveaux 1, 2 et 3). 60 ou 100 font référence au nombre d’heures d’enseignement délivrées par ces méthodes. Studio 60 vise soit un enseignement intensif réalisé sur quelques semaines, soit un enseignement extensif (une année scolaire par exemple). Studio 100 visant un enseignement trimestriel ou semestriel, permet une approche plus approfondie de la langue. Le niveau 3 de Studio 60 correspond au niveau 2 de Studio 100. La méthode Studio Plus (ou Studio +), parue au mois de juin 2004, constitue le dernier volet de la collection Studio. Ce dernier volume propose un apprentissage couvrant entre 150 et 180 heures d’enseignement.

 

Evelyne Bérard a auparavant publié une grille d’analyse dans son livre, L'Approche communicative. Théorie et pratiques, Paris, CLE International, 1990. Nous utiliserons cet outil qui est double: la grille descriptive d’un côté, la grille d’évaluation par rapport à l’approche communicative de l’autre. A travers les sept composantes retenues, nous nous proposons d’analyser la progression, l’autonomie dans l’apprentissage ou encore la part de communication réelle proposées par le livre. Ces sept composantes se déclinent ainsi: 1. Besoins du public. E.Bérard suggère qu’une méthode pourrait proposer un outil d’analyse des besoins du public. 2. Contenus. En quoi correspondent-ils aux notions/fonctions retenues? 3. Objectifs. Sont-ils d’ordre communicatif? Les auteurs optent pour des contenus et une progression notionnels-fonctionnels. 4. Supports. La nature des supports peut être authentique, semi-authentique ou fabriquée. 5. Grammaire. Implicite, explicite, notionnelle, fonctionnelle, pédagogique, traditionnelle ou moderne. Peut-on parler d’une approche communicative de la grammaire? 6. Méthodologie. Rend-elle l’apprenant autonome? Les activités sont-elles assez créatrices? Facilitent-elles la communication réelle en classe? 7. Pédagogie. Le rôle de l’enseignant.
 

2  Grille descriptive

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2.1  Type de matériel

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Chaque méthode (Studio 100 1, Studio 100 2, Studio +) comprend le livre de l’élève, le cahier d’exercices assorti d’un CD-Rom, le livre du professeur et trois cassettes audio collectives.

 

2.2  Public

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Studio s’adresse aux grands adolescents, et aux adultes, niveau débutant.

 

2.3  Structure générale de la méthode

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Les deux premiers volumes de la méthode sont divisés en quatre parcours, eux-mêmes divisés en quatre séquences. Les parcours sont des macrostructures regroupant plusieurs séquences en vue de la mise en place d’une compétence communicative globale. Studio+ n’en compte que trois.

 

2.4  Contenu

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Une séquence pédagogique est un ensemble de séances visant l’acquisition d’un savoir-faire. C’est par rapport à l’objectif assigné à la séquence que sont mobilisés les outils linguistiques. Le ou les savoir-faire ainsi que les points de grammaire, de lexique, de phonétique, d’écrit et de cultures abordés sont listés en début de chaque séquence.

 

2.5  Méthodologie

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Alors qu’en début d’apprentissage, particulièrement dans le volume 1, la priorité est donnée à la compréhension orale suivant ainsi les préceptes de l’acquisition naturelle de Krashen et Terrell, Studio + donne ensuite logiquement une place beaucoup plus importante à l’écrit.

Les auteurs de Studio utilisent la progression en spirale. L’apprenant trouve des activités de reprise et d’anticipation (une séquence par parcours aux niveaux 1 et 2) qui lui permettent de revoir, d’affiner, et de développer ses acquisitions.

Au sein d’un parcours, l’apprenant a des tâches à accomplir suivant la compétence visée : compréhension et expression, orale et écrite, approche interculturelle. Ce travail sur tâches a pour but de mobiliser les capacités langagières et cognitives de l’apprenant et ainsi d’éviter un travail passif.

Un autre aspect de la méthodologie Studio est le principe d’activités croisées mettant en jeu plusieurs aptitudes au sein d’une même activité. Les auteurs se basent sur le fait que la réalité de notre monde professionnel, scolaire et individuel est de plus en plus ‘multi tâches’. Les aptitudes mises en œuvre sont indiquées par des symboles au début de chaque activité.
 

2.6  Relations avec les travaux du Conseil de l’Europe

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Les objectifs et les contenus sont déterminés à partir des travaux du Conseil de l’Europe en particulier du cadre européen commun de référence. Par exemple, ce cadre favorise l’enseignement au moyen de l’approche notionnelle/fonctionnelle. Studio 100 niveau 1 prépare au DELF A1, le niveau 2 au DELF A2 et au niveau B1 du Cadre européen commun de référence. Studio + intègre dans son contenu les objectifs du DELF A3 et A4. Il constitue une préparation à la passation du DELF 1er degré.

 

3  Grille d’évaluation par rapport à l’approche communicative

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3.1  Besoins du public

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L’approche interculturelle de la méthode lui permet de s’adapter à des publics très hétérogènes. Cependant aucune grille d’analyse des besoins, que pourtant E.Bérard réclame, n’est proposée. D’ailleurs, à notre connaissance, il n’existe aucune méthode présentant un tel outil.

 

Lorsqu’une notion socioculturelle (“Parmi les évolutions constatées en France depuis un demi-siècle, la place, le rôle des enfants, et même leur pouvoir économique dans la société ont subi de profonds changements. Avez-vous constaté la même évolution dans votre propre société?”), culturelle (“ Et votre enfance à vous, comment était-elle?”) ou sociolinguistique (“Trouvez l’équivalent dans votre langue des dictons suivants”.) est proposée, elle l’est toujours en fonction de ce que l’apprenant peut en dire sur un mode de comparaison interculturelle.

 

L’approche ‘franco-française’ est supplantée par une représentation multiculturelle de la population ainsi que par des références internationales actuelles. Nous regrettons cependant la quasi absence de mention à l’Asie. Les auteurs ont, nous semble-t-il, préférentiellement ciblés un public européen et américain.
 

3.2  Contenus

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Les contenus introduits dans Studio sont fondés sur une approche notionnelle-fonctionnelle telle que définie par le cadre européen commun de référence : “Au lieu de partir des formes de la langue et de leurs sens, on part d’un classement systématique des fonctions et des notions communicatives et on ne traite qu’après les formes lexicales et grammaticales qui les expriment”.

 

Une leçon ou unité d’une methode communicative plus traditionnelle est articulée autour d’un dialogue central, généralement transcrit, suivi d’activités de grammaire et d’exercices. Une séquence de Studio, par contre, propose une série de petits noyaux d’apprentissage, s’appuyant sur des supports variés mettant en jeu une ou plusieurs compétences de communication. Cet aspect est certainement un point favorisant le maintien de la motivation chez les apprenants qui ont souvent tendance à se lasser d’un schéma trop répétitif. La transcription des séquences sonores n’apparaît qu’en annexe laissant les images dominer la page et donnant un caractère audio-visuel à la méthode.
 

3.3  Objectifs

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Chaque parcours vise à faire acquérir à l’apprenant une compétence de communication. Dans Studio 100 niveau 1: parcours 1, obtenir, transmettre l’information. Parcours 2: exprimer ses goûts, son opinion, argumenter en utilisant des moyens linguistiques très simples. Parcours 3: manier les notions de temps. Parcours 4: exprimer une demande.

 

Dans Studio 100 niveau 2, place au discours. La priorité bascule de la compréhension orale globale à une compréhension orale plus affinée, detaillée. Parcours 1: d’un discours à l’autre. Parcours 2: récits et projets. Parcours 3: explications et conditions. Parcours 4: prise de parole. Le texte littéraire fait son apparition.

 

Trois parcours sont chacun découpés en quatre séquences dans Studio+. Pour chaque parcours, des séquences pédagogiques ont pour objectif la pratique de 4 grands types de discours : raconter, décrire, expliquer, argumenter. D’un parcours à l’autre, ils sont donc repris, renforcés et abordés sous des aspects différents comme le veut le principe de la progression en spirale. Contrairement à Studio 100, chaque parcours de Studio + ne vise pas à la mise en place d’une compétence communicative globale mais a pour but de faire appliquer les acquisitions à un domaine particulier de pratique de la langue: vie professionnelle et sociale, vie professionnelle et études, vie culturelle et loisirs.
 

3.4  Supports

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Les supports sont extrêmement variés. Photos, publicités, affiches de cinéma, pochette de disque, page internet, couverture de livres ou de magazines, premières pages de journaux, carte postale, fiche de cuisine, horaires de train... Ces documents semi-authentiques donnent à la méthode un caractère résolument actuel. Les documents audio ont été fabriqué par les auteurs en fonction des objectifs. La varieté des styles de dessins illustrant les dialogues ou encore la richesse des couleurs en font une méthode éminemment visuelle. C’est la tendance parmi les méthodes FLE sorties récemment.

 

3.5  L’approche notionnelle-fonctionnelle et la progression en spirale

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Des outils linguistiques pertinents sont introduits pour servir la construction des savoir-faire globaux définis par le parcours. Les acquisitions linguistiques se font principalement de manière inductive et les activités proposées permettent aux apprenants de réemployer les structures à l’oral et en contexte. Des exercices de type structural permettent néanmoins de systématiser les acquisitions. Dans cette méthode notionelle-fonctionnelle, les acquisitions linguistiques sont mises au service de la communication et de la pratique des discours et non l’inverse.

 

Par exemple, sous le titre générique de “caractériser” (la fonction), la séquence 5 de Studio 100 niveau 1 regroupe les adjectifs démonstratifs, les possessifs, les articles définis et indéfinis ou encore le pronom relatif (les notions). Certaines de ces notions ont été découvertes lors de précédentes séquences. Ainsi, le tableau des adjectifs possessifs est présenté en séquence 3. Les pronoms relatifs seront approfondis en séquence 11. C’est la progression en spirale : une notion est abordée, systématisée ailleurs, approfondie par la suite. La réflexion de l’apprenant est stimulée par ce jeu de découverte et elle peut être exprimée et partagée avec la classe à la faveur de ces séquences reprise/anticipation.

 

L’un des aspects qui semble sous-jacent à la progression en spirale de la grammaire est celui de ce que l’on peut appeler “l’urgence communicative”. Les outils linguistiques sont introduits en fonction de leur fréquence d’emploi dans la communication. Pour illustrer notre propos on peut citer les cas de l’impératif et du pronom relatif qui. Alors que l’impératif est généralement enseigné assez tôt dans la plupart des méthodes, dans Studio100 niveau 1, il n’est introduit qu’à la séquence 14, et repris à la séquence 2 du niveau 2. C’est l’objectif fonctionnel de cette séquence qui est alors de “dire de faire” ou plus exactement “donner des ordres” ou “donner des consignes” qui induit la nécessité de l’introduire à ce moment-là. A contrario, le pronom relatif qui, beaucoup plus fréquent en terme d’emploi, est introduit relativement tôt à la séquence 5. L’objectif dans cette séquence est de permettre aux apprenants de savoir caractériser ou identifier quelqu’un ou un objet. Des phrases du style “c’est quelqu’un qui…” ou bien “mon frère c’est celui qui…” deviennent nécessaires. Dans cette dernière structure on voit également apparaître les pronoms démonstratifs celui et celle. Le pronom relatif qui est repris, un peu plus loin, à la séquence 11 et mis en parallèle avec le pronom relatif que.

 

Ce sont donc les besoins de la communication qui induisent une progression grammaticale. Cette approche permet de sensibiliser les apprenants aux nouveaux outils linguistiques en contexte et de mettre en évidence les valeurs d’emplois, plus que les valeurs structurelles. L’emploi de métalangage s’en trouve minimiser. Les tableaux grammaticaux ne sont d’ailleurs, pas censés faire l’objet d’une leçon de grammaire à proprement parler mais de fournir des boîtes à outils aux apprenants.
 

3.6  Méthodologie

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3.6.1  Le principe des activités sur tâches

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La méthode présente également l’avantage de proposer des activités orientées vers la résolution de tâches précises. Au cours des multiples activités de compréhension orale et écrite, les apprenants doivent résoudre des tâches qui les amènent à développer des stratégies de lecture et d’écoute.

 

3.6.2  Le principe des activités croisées

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Dans l’ensemble du dispositif pédagogique Studio, les activités ont l’avantage, par rapport à une méthode plus traditionnelle, d’être croisées. Pour un exercice concernant les articles partitifs dans Studio 100 niveau 1, les apprenants doivent d’abord écouter un dialogue puis l’associer avec une image. Ensuite lire, comprendre un menu et enfin l’associer avec cette même image. Dans un seul et même exercice, les apprenants doivent donc faire appel à trois aptitudes, signalées chacune par une icone, “comprendre”, “lire et parler”. L’objectif de l’exercice étant clairement indiqué, l’apprenant n’a plus qu’à mener à bien sa tâche.

 

Autre exemple tiré cette fois de Studio+, dans la séquence “raconter” du parcours “Vie professionnelle et études”, durant la première activité, les apprenants doivent lire le CV de Catherine Rochat, ensuite écouter son entretien d’entrée à une grande école, et enfin corriger les erreurs dans le CV.

 

Nous vivons dans une société où l’image, le son et l’écrit sont de plus en plus intimement mêlés, ainsi le développement des TICE est une application de cette tendance. Dans ce contexte, le concept méthodologique de l’activité croisée participe à délibérement centrer cette méthode sur la communication.
 

3.6.3  Des activités créatrices

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Comme dans Tempo, la méthode est très riche en exercices d’écoute. Bien que la plupart des exercices soient formulés ainsi “écoutez et dites”, peut-on considérer le “et dites” comme une activité créatrice ? L’apprenant doit dire à qui? Au professeur? A son partenaire? S’il s’adresse à son partenaire, comment le professeur peut-il évaluer la performance? Les activités créatives sont plutôt restreintes à de l’expression écrite, et apparaissent à partir de la fin de Studio 100 niveau 1: “Laissez un message, écrivez une carte postale”.

 

Toujours d’après Krashen et Terrell, cette liberté relative de la prise de parole correspond à un facteur de baisse d’anxiété chez l’apprenant adulte qui ne parlera que lorsqu’il en aura envie au sein du groupe classe.
 

3.7  Pédagogie : la place de l’enseignant

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Il revient au professeur d’organiser des activités créatrices d’expression orale et de réintégrer la communication réelle en classe. Mais avec une telle profusion de documents authentiques et une rubrique culture enrichie au terme de chaque parcours, cette responsabilité est grandement facilitée. Cette méthode axée sur la communication exige du professeur qu’il anime, organise, sollicite afin de permettre aux apprenants de se confronter, à l’intérieur de la classe, à des situations directement transposables, des situations qu’ils pourraient rencontrer avec des locuteurs natifs.

 

Studio oblige les professeurs à se familiariser avec une méthodologie qui donne la priorité à l’oral en début d’apprentissage et qui privilégie une approche de la grammaire plus oralisée et en contexte. La présence dans le guide pédagogique de “points formation” sur différents aspects liés aux options pédagogiques adoptées par Studio a pour vocation d’aider les enseignants dans cette entreprise.
 

4  Conclusion

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Dans les pays asiatiques que nous connaissons, les habitudes éducatives dans l’enseignement/apprentissage des langues étrangères privilégient encore souvent l’écrit ainsi qu’une approche de la grammaire explicite et traditionnelle. Ainsi, introduire une méthode comme Studio peut poser le problème de la formation des professeurs peu habitués à de telles pratiques communicatives.

 

Nous pouvons nous poser la question: quel est l’avenir de l’approche communicative et de Studio, entre autres, dans un contexte de cours de langue française en milieu scolaire/universitaire asiatique?.

 

Mais soulignons la volonté des auteurs de proposer une image multiculturelle de la France, de donner un caractère authentique à la méthode, d’introduire les contenus selon une progression en spirale, de proposer des activités d’apprentissage croisées en variant les supports, de fonder l’apprentissage sur des tâches à accomplir, d’organiser le matériel selon un schéma non répétitif. En fait, de proposer une nouvelle approche de la grammaire: une grammaire communicative.
 

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